mardi 22 septembre 2009

La Fayette, la future brigade française en Afghanistan

A partir du mois de novembre, le dispositif français en Afghanistan va être profondément réorganisé, avec la création d'une brigade française, qui sera baptisée La Fayette. Il s'agit d'une référence au marquis de La Fayette. Les Américains apprécieront l'hommage ainsi rendu à un héros français de la guerre d'Indépendance des Etats-Unis, mais les Britanniques sans doute un peu moins...
Cette brigade La Fayette aura comme zone de responsabilité les districts de Surobi et de Kapissa, c'est-à-dire les secteurs déjà confiés aux Français. Commandée par un général, son état-major sera installé à Nijrab. Elle sera composée deux GTIA (groupement tactique interarmes) renforcés. L'un sera principalement armé par le 13ème Bataillon de chasseurs alpins, l'autre par le 2ème Régiment étranger de parachutistes.

Chaque GTIA sera formé, outre de son état-major, par une composante appui (artillerie, génie, transmissions, santé, etc) et trois compagnies de combat. Au total, six compagnies de combat devraient être déployées. Il fallait donc en trouver deux de plus qu'aujourd'hui, sans avoir l'air d'augmenter les effectifs.

On sait désormais avec certitude que c'est le 4e RCh qui armera ceux de Kapisa, et le 1er RHP, ceux de Surobi. Chacun déploiera trois AMX10RCR chacun, et il ne resterait que deux véhicules pour l'attrition. Deux autres véhicules supplémentaires (soit un total de 10 sur le théâtre) font encore l'objet d'arbitrages, ce qui démontre l'extrême niveau d'évaluation que subissent les capacités qui partent en Afghanistan.



La garde du camp de Warehouse à Kaboul sera transférée à une compagnie de l'armée géorgienne, ce qui liberera la compagnie française affectée à cette tâche. Pour la seconde, l'état-major ne comptera plus les marins engagés dans l'opération Enduring Freedom en Océan indien dans ses effectifs afghans, ce qui permettra d'envoyer 150 hommes de plus sur le théâtre.

Pas plus que ne devraient être comptés dans les effectifs, les 150 gendarmes affectés à la formation de la police afghane... puisqu'ils relèvent d'une autre mission.

La dizaine d'hélicoptères restera sur l'aéroport de Kaboul.

Opération "Rusty Hull"

Du 15 au 16 septembre, le GTIA Kapisa a mené l’opération "Rusty Hull" dans le fond de la vallée de Bedraou, au Sud de sa zone d’action. Les forces de l’armée nationale afghane et de la police nationale afghane ont opéré en coordination avec 300 militaires français et américains, appuyés par d’importants moyens aériens.


Un appui aérien constant

Cette vallée est une zone importante pour les insurgés qui y stockent notamment des munitions et des équipements. C’est la troisième fois en deux mois que le GTIA opère dans cette vallée que les insurgés considèrent comme un sanctuaire.


l s’agissait de montrer l’action des forces de sécurité afghanes et leur rôle dans la protection des chantiers de construction des routes, de rappeler la détermination de la TF Korrigan qui agit sur l’ensemble de sa zone de responsabilité, et de permettre enfin des recherches de munitions dans le village de Myakhel.


Le 16 septembre matin, lors de l’exfiltration, les éléments français ont été durement pris à partie par les insurgés. La riposte a été immédiate et les insurgés, pris sous des feux nourris et concentrés, ont rompu le contact.

lundi 21 septembre 2009

3ème RIMa : 3,5 tonnes de fret humanitaire collectées pour les Afghans

Des vêtements, des petits jouets, du linge de maison mais aussi des béquilles, des fauteuils roulants... Un conteneur de 3,5 tonnes de fret humanitaire va s'envoler vers l'Afghanistan courant octobre.

A l'origine de cette démarche, la cellule d'aide aux familles du 3è RIMa de Vannes. Début juillet, l'adjudant Barthélémy a lancé l'opération. De nombreuses familles ont apporté directement leur aide. D’autres ont sollicité leur entourage : la maman d’un marsouin en mission en Afghanistan a proposé cette démarche d’entraide à l’association des bénévoles de la paroisse de Port-Louis qui est devenue un des principaux contributeurs à la collecte des vêtements. La cellule d'aode aux familles a étendu son action auprès des hôpitaux de Vannes (hôpital Schubert) et de St Avé (hôpital de St Avé).

Ces équipements seront distribués à la population afghane par les soldats du GTIA Kapisa, composés en majorité par les soldats vannetais du 3è RIMa.

dimanche 20 septembre 2009

La CCL et son détachement de maintenance

Depuis début juillet, les trente-deux spécialistes du détachement maintenance du bataillon travaillent sans relâche au profit des unités qui le composent, lui permettant de mener ses actions dans des conditions d'équipement optimales.




Dans les bureaux aussi ca bosse.

Comptable matériel.

Les appros

Etant tous issus du 2ème REI à l'exception de trois d'entre eux (un sous-officier sert au 4ème RE, un autre au 1er REG et le troisième au 1er RE), ces mécaniciens « engins blindés », « auto », « armement », « transmissions » et « optronique », auxquels il faut ajouter les techniciens « approvisionnements », ont d'emblée fait preuve d'une remarquable faculté d'adaptation, forçant l'admiration des spécialistes du 2ème régiment du matériel au coté desquels ils travaillent au quotidien. Par leur enthousiasme dans le travail, leurs savoir faire et leur « débrouillardise », ils ont « redynamisé les ateliers » selon les propres paroles du commandant d'unité de la compagnie à laquelle ils sont rattachés.




En pleine réparation.

Encore un moteur de dépanner.


Maintenance d'un VAB

Contrôle qualité : OK

Réparations optroniques

Travail sur un mortier lourd.

Depuis deux mois, chacun d'entre eux, en bon légionnaire, a montré qu'au-delà de sa spécialité technique, il demeurait un véritable combattant, capable de participer à des missions d'escorte dans le cadre des convois réguliers chargés d'approvisionner les FOB (bases opérationnelles avancées) occupées par des unités françaises en dehors de Kaboul.


Mécanno, mais soldat avant tout.

Motivés par cette mission opérationnelle qui, contrairement aux craintes éprouvées avant la projection, leur permet de sortir de la capitale et de « voir du pays », nos fiers spécialistes sous la houlette de son chef du détachement, entretiennent un moral d'acier et une bonne humeur communicative, dignes de vrais professionnels.


La motivation ... rien de tel.

D'ores et déjà prêts pour leur installation sur le poste de Tora courant octobre, qui les conduira à soutenir plus de deux cent véhicules et l'ensemble des matériels du Bataillon dans des conditions bien plus rustiques, nos spécialistes contribuent à porter haut les couleurs de la Légion étrangère.

Les Commandos Parachutistes de l'Air

Le Commando Parachutiste de l'Air n°20, basé sur la Base Aérienne 102 de Dijon, possède aujourd'hui plusieurs équipes spécialisées dans l'appui aérien. Sur le territoire afghan, cette compétence est utilisée au profit d'unités de l'Armée de Terre telles que le 2° Régiment Etranger d'Infanterie.



Composées de 6 spécialistes, dont un FAC (Forward Air Controller), une équipe possède le matériel et le savoir-faire nécessaire pour pouvoir guider tout aéronef (avions de chasse, hélicoptères, drones) et mener à bien une mission de renseignement ou une frappe aérienne sur une cible au sol, en tenant compte de la situation tactique et du type d'armement utilisé par l'appareil.

Armé et équipé de façon conséquente, chaque TACP (Tactical Air Control Party) est en mesure d'effectuer sa mission depuis un point haut, en toute discrétion et en totale autonomie.

Le CPA 20 est aujourd'hui présent dans la zone du bataillon (1 équipe) et aux OMLT (2 équipes), et fournit régulièrement des Conseillers Techniques Air (CTA) pour la gestion des moyens aériens sur le terrain.

Les équipes de Fouilles Opérationnelles

L'expérience du théâtre afghan a montré que la localisation de cibles spécifiques (personnes, équipements, informations, caches d'armes des forces opposantes) devait être confiée à des équipes spécialisées, dont les connaissances, les savoir-faire et les équipements apportent une forte valeur ajoutée aux opérations menées par la force. Le bataillon dispose de deux équipes de fouille qui sont à même de trouver des caches, des indices ou des preuves qui ne pourraient pas être révélées par les procédures classiques d'investigation.


Extraction de munitions.

Descente dans un puits suspect.

Détection de cache.

Extraction de munitions.

Fouilles d'une habitation.

Fouilles d'un tunnel.

Les Bigors du 3° RAMa

Les bigors (nom de tradition de artilleurs des troupes de marine) du 3ème régiment d’artillerie de marine de Canjuers, membre de la 6ème BLB ont été désignés pour appuyer le 2ème étranger en Afghanistan. Depuis leur arrivée à la fin du mois de juin, ils accompagnent les compagnies dans toutes leurs missions de reconnaissance dans les différentes vallées assurant leur sécurité en cas d’attaque grâce à leur mortier de 120mm et à leur tout nouveau canon CAESAR de 155mm pouvant fournir un appui jusqu’à 40km de leur base.


Mortier lourd de 120 mm.

Tir de Caesar.

Parfaitement intégré au sein du bataillon de la légion étrangère, les bigors sont fiers et se tiennent prêt à tout moment à apporter l’appui et l’aide nécessaire à leurs frères d’arme engagés sur le terrain.


1ère batterie