A partir du mois de novembre, le dispositif français en Afghanistan va être profondément réorganisé, avec la création d'une brigade française, qui sera baptisée La Fayette. Il s'agit d'une référence au marquis de La Fayette. Les Américains apprécieront l'hommage ainsi rendu à un héros français de la guerre d'Indépendance des Etats-Unis, mais les Britanniques sans doute un peu moins...
Cette brigade La Fayette aura comme zone de responsabilité les districts de Surobi et de Kapissa, c'est-à-dire les secteurs déjà confiés aux Français. Commandée par un général, son état-major sera installé à Nijrab. Elle sera composée deux GTIA (groupement tactique interarmes) renforcés. L'un sera principalement armé par le 13ème Bataillon de chasseurs alpins, l'autre par le 2ème Régiment étranger de parachutistes.
Chaque GTIA sera formé, outre de son état-major, par une composante appui (artillerie, génie, transmissions, santé, etc) et trois compagnies de combat. Au total, six compagnies de combat devraient être déployées. Il fallait donc en trouver deux de plus qu'aujourd'hui, sans avoir l'air d'augmenter les effectifs.
On sait désormais avec certitude que c'est le 4e RCh qui armera ceux de Kapisa, et le 1er RHP, ceux de Surobi. Chacun déploiera trois AMX10RCR chacun, et il ne resterait que deux véhicules pour l'attrition. Deux autres véhicules supplémentaires (soit un total de 10 sur le théâtre) font encore l'objet d'arbitrages, ce qui démontre l'extrême niveau d'évaluation que subissent les capacités qui partent en Afghanistan.
La garde du camp de Warehouse à Kaboul sera transférée à une compagnie de l'armée géorgienne, ce qui liberera la compagnie française affectée à cette tâche. Pour la seconde, l'état-major ne comptera plus les marins engagés dans l'opération Enduring Freedom en Océan indien dans ses effectifs afghans, ce qui permettra d'envoyer 150 hommes de plus sur le théâtre.
Pas plus que ne devraient être comptés dans les effectifs, les 150 gendarmes affectés à la formation de la police afghane... puisqu'ils relèvent d'une autre mission.
La dizaine d'hélicoptères restera sur l'aéroport de Kaboul.




























