samedi 22 novembre 2008

Daraluman

Darulaman est une petite ville se situant à une dizaine de kilomètres au sud ouest de Kaboul. Au début du XXème siècle, elle a été la résidence principale de la famille royale. La cité est dominée par les deux palais, celui du Roi et de la Reine plus connu aujourd’hui sous le nom de Darulaman Palace.

Darulaman s’est essentiellement développée dans les années 20. Dans un désir demodernisation et d’occidentalisation de son pays, le roi Amanullah Shah fait appel aux ingénieurs allemands pour la construction de ses palais. On raconterait même qu’un souterrain aurait été construit pour les relier l’un à l’autre. Le Palais de la Reine est bâti sur une colline et domine ainsi la vallée. Une voie de chemin de fer est installée pour relier Darulaman et Kaboul. En 1928, Radio Kaboul est lancée. La démocratisation est en route mais les réformes déplaisent aux conservateurs. Amanullah Shah et son épouse Soraya sont forcés de quitter le pays en 1929.
Entre 1930 et 1990, Darulaman Palace a accueilli le Musée de Kaboul et le Ministère de la Défense. Il a été incendié et restauré à plusieurs reprises. En 1992, le palais royal est fortement endommagé par les talebans. Un projet de réhabilitation est à l’étude par le gouvernement afghan. Pour le moment, Darulaman Palace est utilisé comme poste d’observation par les troupes de l’OTAN et à ses pieds, s’est installée une des bases de l’Armée Nationale Afghane près de laquelle le camp américain DUBS a fait ses quartiers et où, sont accueillis les OMLT du régiment.

Au fait, Darulaman signifie « Demeure de la Paix ».

Un militaire français tué et un autre grièvement blessé

Le samedi 22 novembre 2008, en milieu de matinée, à proximité du camp de Darulaman, au sud de Kaboul, un militaire français (adjuant de 32 ans) a été mortellement touché et un autre grièvement blessé par l'explosion d'une mine, au cours d’une reconnaissance à pied.

Spécialistes du déminage, les deux militaires progressaient dans une zone menant aux champs de tir. Ils accomplissaient leur mission dans le cadre de l’Operational mentoring and liaison team (OMLT) du 2e kandak (bataillon) de la 1ère brigade du 201e corps de l’armée nationale afghane (ANA).

Le militaire blessé a été évacué par hélicoptère CARACAL français sur le groupe médico – chirurgical du camp de Warehouse, où il a immédiatement été opéré. Son pronostic vital n’est pas engagé.

Selon le ministère de la défense, les victimes font partie du 3ème régiment du génie de Charleville Mézières.

"L'explosion s'est produite en milieu de matinée, à proximité du camp de Darulaman, au sud de Kaboul, au cours d'une reconnaissance à pied", a précisé le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major.Selon lui, les deux soldats "spécialistes du déminage, progressaient dans une zone menant à des champs de tir lorsqu'elle s'est produite".

La présidence de la République a évoqué "un piège meurtrier par engin explosif tendu à une patrouille française".

"Un adjudant vient de payer de sa vie l'engagement de la France au service de la paix et la sécurité du peuple afghan", a ajouté l'Elysée dans un communiqué.
L'autre militaire, également sous-officier, a été "très grièvement blessé" mais ses jours ne sont pas en danger, a déclaré le ministère de la Défense. Il a été pris en charge à l'hôpital militaire français de Kaboul.

"Le président de la République s'associe à la douleur de leurs familles et de leurs proches. Il exprime ses condoléances attristées à l'épouse de l'adjudant tué, à leurs deux jeunes garçons ainsi qu'à tous ses compagnons d'armes du 3e Régiment du génie de Charleville-Mézières", a déclaré l'Elysée dans son communiqué.

vendredi 21 novembre 2008

Ethnies

Quelle que soit l'ethnie à laquelle il appartient, l'Afghan, se situe toujours par rapport à la famille. C'est une famille étendue qui regroupe parents, enfants, grands-parents, oncles, tantes, cousins et qui souvent partage le même toit.

Chacun a des devoirs et des droits à l'égard de sa famille. Hors de la famille point de salut. Autour de cette cellule, s'est édifiée une société patriarcale (l'autorité est placée entre les mains des anciens), une société patrilinéaire (la filiation passe exclusivement par les hommes), une société virilocale (après le mariage la jeune femme vient résider dans la famille de son époux). Toutefois cette société n'enlève pas toute autorité à la femme. C'est à elle que revient la gestion de la vie à l'intérieur de la maison.


L'individu trouve auprès de la famille sécurité et protection. Il faut éviter d'en perturber l'ordre. Les enfants doivent respect aux parents. Entre eux, frères et sœurs sont déférents. Il revient à chacun des mâles le devoir de défendre l'honneur familial. Si le père et les oncles ne sont plus là pour venger une offense faite à la famille, c'est aux fils, voire aux petits-fils, de réparer l'outrage. Quoi que l'on fasse, on est toujours le "fils d'untel". La formule suit d'ailleurs toujours le prénom qui suffit à identifier l'individu.


Depuis quelque temps les Afghans prennent des noms de famille. Il y a quarante ans environ, lors des présentations, aristocrates et bourgeois se contentaient de décliner leurs prénoms et leurs titres. Aujourd'hui, prendre un nom de famile, c'est un peu une forme de promotion sociale. Les mœurs comme les institutions évoluent lentement.
Le clan et la tribu disparaissent peu à peu. Mais la famille reste intacte. Elle est le support et le garde fou de l'ordre établi. Et l'Afghan, en bon musulman, continue d'organiser sa vie autour de trois grands moments : la naissance, le mariage et la mort.

Jean Charles Blanc, L'Afghanistan et ses populations, 1976

Les Afghans

"De l'Amoû -Daryâ au désert du Seistân et de Hérât aux passes de Khyber, à travers les races, les tribus et les clans, on rencontre chez ce peuple, composé comme une mosaïque humaine, les mêmes traits : passion de l'indépendance, fierté, gentillesse et hospitalité.
La vigueur et la noblesse des traits (ce peuple est l'un des plus beaux du monde), l'harmonie des mouvements, la couleur des étoffes s'accordent à cette dignité instinctive de pâtre, de paysan, de montagnard, de guerrier, de nomade…. Et le plus pauvre montre au visiteur qui vient de l'étranger une courtoisie, une générosité sans pareille."

Joseph Kessel, Le jeu du roi, 1969

Découverte d’une cache d’armes en plaine de Shamali

Depuis le 12 octobre 2008, la bataillon français (BATFRA) du RCC a transféré la responsabilité principale de la sécurité au kandak C (bataillon C) de l’armée nationale afghane. Pour autant, les 800 hommes du BATFRA restent en appui de leurs camarades afghans, conduisant des patrouilles communes planifiées par les afghans ou fournissant des spécialistes dont l’ANA ne dispose pas encore en nombre suffisant.

Ainsi, le 12 novembre dernier, l’IRT (Incident Response Team) française a été sollicitée pour rechercher une cache d’armes présumée. Selon les informations recueillies, celle–ci se trouvait à environ 15 km au nord–ouest de Kaboul, au sud de la plaine de Shamali, à proximité de la route reliant la capitale à la ville de Bagram.

Parvenus sur place, les experts du 13e régiment du génie (Valdahon) et du 17e régiment du génie parachutiste (Montauban), soutenus par une équipe médicale du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine (Carcassonne), ont examiné la zone susceptible de receler armes et munitions. Assez rapidement, leur attention s’est portée sur une tranchée, qu’ils ont entrepris de fouiller.


Au bout de quelques minutes, ils ont mis à jour 2 obus de 82 mm, 2 obus de 100 mm, 40 fusées diverses, 1 grenade à main et 11 roquettes de type RPG7 en excellent état. Après les avoir déterrés et neutralisés, l’équipe d’intervention les a emportés pour assurer leur destruction ultérieurement.



Depuis son arrivée mi–septembre, l’IRT du BATFRA a relevé et détruit plus de 2 500 munitions de tous types.

Transfert de la sécurité aux Afghans

Conformément à la politique définie par le gouvernement afghan et l’OTAN, le Regional Command Capital (RCC) est le premier commandement régional de la ISAF à avoir mis en œuvre le transfert de la responsabilité principale de sécurité aux forces afghanes (Transfer of Lead Security Responsibility, TLSR). Ainsi, la ville de Kaboul et 8 districts de la plaine de Shamali ont été respectivement transférés à la police de la ville de Kaboul et au kandak C (bataillon C) de la Headquarters Support and Security Brigade (HSSB) les 28 août et 12 octobre derniers, les troupes du RCC restant en appui. Dans ces deux zones, la sécurité n’a nullement souffert de ce changement.


En effet, le processus s’effectue par étapes successives et repose sur une coopération étroite entre le RCC et les forces afghanes. Ces dernières, après une période de formation et d’entraînement, acquièrent les savoir–faire nécessaires à la planification et à la conduite des opérations. Après un exercice de validation, elles se voient donc confier la responsabilité de la sécurité.

Deux organismes afghans ont un rôle particulier en matière de planification, de conduite et de coordination, en liaison avec l’état–major multinational du RCC.

Le centre régional de coordination opérationnelle (Operational Coordination Center - Regional, OCCR) a vu le jour au mois de juillet 2008. Composé d’agents du ministère de l’intérieur et de militaires de l’armée nationale afghane (ANA), il a été formé et entraîné par l’état–major du RCC. Opérationnel depuis le 28 août et activé 24h/24h, il est chargé du suivi de la situation sécuritaire dans la province de Kaboul. En cas de crise, il coordonne les actions de la police, de l’ANA et des services de renseignement (National Directorate Service, NDS). Au besoin, il demande l’appui des forces du RCC. Depuis le 05 novembre et jusqu’au 05 décembre, sa mission majeure est la sécurisation du processus d’enregistrement des électeurs. Près d’un million d’habitants de la province de Kaboul disposent déjà d’une carte d’électeur. Depuis le début de l’enregistrement, plus de 212 000 Afghans, dont 56 192 femmes, se sont inscrits sur les listes électorales, en vue des élections présidentielles de 2009.

La brigade d’appui au quartier général et de sécurité (Headquarters Support and Security Brigade, HSSB), commandée par le général Zadran, est composée d’environ 3 500 hommes. Deux kandaks sont dédiés à la sécurisation du nord et du sud de la province de Kaboul. En étroite coopération avec le RCC, l’état–major dirige les patrouilles et opérations conduites de façon autonome ou conjointement avec les bataillons de la ISAF. Actuellement, ses efforts portent principalement sur la sécurisation du processus d’enregistrement des électeurs, en appui de la police. Pour ce faire, les 89 points d’enregistrement de la province ont été reconnus et font l’objet de patrouilles régulières, menées ou non avec les forces du RCC. Ces dernières poursuivent également leurs actions de formation et d’entraînement dans les domaines spécifiques de l’artillerie et du contrôle de zone.


OCCR et HSSB, en liaison avec le RCC, préparent désormais la suite du TLSR. Sous la responsabilité des bataillons italiens et turcs, le kandak D du HSSB effectue depuis octobre un entraînement intensif, sur le terrain pour les compagnies, à l’état – major pour le centre opérationnel. Un exercice de validation aura lieu avant la fin de l’année, afin de procéder ensuite au transfert des 7 districts à l’ouest et au sud de Kaboul, qui sont encore sous responsabilité italienne et turque.

Saisie d’armes et de munitions en Kapisa

Dans la nuit du 15 au 16 novembre, les soldats français du groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa ont mené en vallée de Bedraou la 3e opération héliportée d’envergure de leur mandat, débuté il y a plus de quatre mois.

Plus de 120 paras français, ainsi qu’une trentaine de militaires américains, ont ainsi été héliportés pour une opération de contrôle de zone du fond de cette vallée, située au sud – est de la Forward Operating Base (FOB) de Tagab. Une compagnie de l’armée nationale afghane (ANA) a, quant à elle, déployé un dispositif de sûreté en entrée de vallée, interdisant ainsi toute action offensive à partir des alentours.

Lors de l’arrivée des troupes héliportées, des tirs ont été observés auxquels les hélicoptères Kiowa ont répliqué en frappant les insurgés.


Après une reconnaissance de la zone, les troupes ont appuyé la police afghane (ANP) pour fouiller des maisons suspectes. Les Français ont ainsi découvert une importante cache de munitions et d’armes. En effet, dix obus et trois roquettes de différents types ont été saisis, ainsi qu’une kalachnikov AK47, cinq chargeurs et une grenade défensive russe. L’ensemble représente environ 5 kilogrammes d’explosifs.

À l’issue, les soldats français se sont désengagés dans les meilleures conditions, sans avoir à engager le combat, appuyés par la compagnie de l’ANA.

La réussite de cette opération illustre, une fois de plus, l’efficacité de la coopération des forces afghanes et de celles de l’OTAN en Afghanistan.

Les soldats français aident la population en Kapisa

La Kapisa est une province où opèrent régulièrement des groupes d’insurgés. Les soldats français, déployés depuis fin juin 2008, mènent régulièrement des actions de combat contre ces groupes. Ces derniers, par la propagande, les menaces et les exactions, s’efforcent de couper la population des militaires français.

En dépit de ces pressions, les hommes du GTIA Kapisa ont patiemment instauré depuis quatre mois un dialogue avec les habitants de la région afin d’expliquer les raisons de leur présence et d’apporter, outre la sécurité, une aide locale favorisant la reprise d’une vie normale.

Ainsi, dès 08h30 le 6 novembre dernier, l’équipe médicale de la base avancée de Nijrab, appuyée par une équipe de coopération civilo – militaire (CIMIC), a organisé une aide médicale à la population, près du bazar de Kohi. Il s’agissait là de la quatrième opération de ce genre dans la région.


Plus de 55 consultants se sont pressés dans la tente installée à cet effet : 33 enfants souffrants de bronchites, diarrhées et autres maladies de peau, ainsi que 22 adultes, parmi lesquels une seule femme. Cette opération a permis en outre de distribuer des kits scolaires, des vêtements chauds pour l’hiver et de rencontrer les maleks (responsables) du village.


Chaque sortie est un réel succès. Ces déplacements au cœur des villages permettent de nouer des liens forts avec les populations locales, qui bien souvent vivent dans le dénuement et la privation de soins.

Ces actions d’ampleur complètent le travail quotidien des postes de secours des bases avancées. Depuis leur arrivée fin juin, les équipes médicales de Nijrab et de Tagab ont ainsi accueilli plus de 1 000 patients civils, ainsi que 402 militaires de l’armée nationale afghane. 74 d’entre eux ont bénéficié d’évacuations sanitaires vers les hôpitaux militaires et civils de l’Afghanistan, dont la moitié par les hélicoptères de l’ISAF.


Ces actions confortent la relation de confiance qui peu à peu s’est créée entre la population et le GTIA Kapisa.

dimanche 16 novembre 2008

CIMIC : au plus près des besoins des villageois de Deh Sabz

Le 7 novembre, une équipe CIMIC du BATFRA a mené à terme un projet avicole original qui répondait précisément aux besoins des villageois de Khvajeh Ghar et Qual Eh Qazi, dans le district de Deh Sabz, plaine de Shamali, au nord de Kaboul.

Cette opération était montée en étroite collaboration avec le bureau de coopération français au sein du ministère de l’agriculture afghan. Le ministère de l’agriculture s’est impliqué dans le choix local des fournisseurs, mais également dans la formation des 30 familles choisies, une des clés du succès de cette opération. Un conseiller technique était présent durant 2 jours dans les villages pour dispenser une formation et des conseils pratiques sur l’élevage de poules. Un technicien du même ministère a procédé à la distribution de sacs de grain, de couveuses, de mangeoires et d’abreuvoirs. In fine, chacune des familles a reçu 15 poules et 2 coqs pour lancer l’élevage sous le contrôle d’un vétérinaire militaire français qui accompagnait l’équipe CIMIC. L’opération s’est parfaitement déroulée et le contact a été très chaleureux, grâce à l’implication des responsables des villages, les maleks.


Les différents aménagements effectués par les villageois manifestent une volonté de développer cet investissement. Il a été convenu qu’en échange de cette aide initiale, chacune des familles sélectionnées donnera à des familles des villages voisins 15 poules et 2 coqs au printemps prochain.


Cette distribution, première en son genre, s’inscrit dans le volet d’aide au développement des missions dévolues au RCC, qui complète ces actions de sécurisation et d’aide à la gouvernance. Elle vise à procurer des revenus fixes aux villageois, estimés à 2 000 $ par an. Si l’expérience s’avère concluante, elle sera reprise et étendue à d’autres villages par le ministère afghan de l’agriculture, soutenu par l’agence française pour le développement (AFD).

Opération BAYONET en vallée d’Uzbin

Pour la deuxième fois en moins d’un mois, les forces de l'ISAF, l’armée nationale afghane (ANA) et la police nationale afghane (Afghan National Police, ANP) ont conduit une opération conjointe dans la moitié sud de la vallée d’Uzbin, sous les ordres du général Stollsteiner, commandant le Regional Command – Capital (RCC), en coordination avec le commandement de l'ISAF.


L’ANA était chargée de l’action principale, qui consistait à établir le dialogue avec les villages situés au sud – ouest de la vallée et à contribuer au soutien de la vie locale.


Le 09 novembre 2008 matin, le bataillon français (BATFRA) a donc débuté la sécurisation d’une vaste zone de près de 250 km2, en prenant le contrôle des principaux points hauts et de l’axe de communication majeur de la vallée. Ce déploiement était essentiel dans la mesure où, le 18 octobre dernier, à l’occasion de l’opération OQAB en vallée d’Uzbin, plusieurs groupes d’insurgés avaient essayé en vain de pénétrer le dispositif pour y mener des attaques.

Dans le même temps, 150 militaires afghans et leurs mentors américains se sont rendus à Waka, principal village de la zone, accompagnés par des membres de la police nationale et appuyés par des éléments de l’escadron de recherche et d’investigation (ERI) du BATFRA.


Réunissant près de 200 personnes, dont les responsables d’une dizaine de localités, une shura (conseil des sages) s’est donc tenue dès le milieu de la matinée. Le général commandant la 3e brigade du 201e corps de l’armée afghane et le chef de police responsable du district de Surobi ont longuement dialogué avec les villageois. Ces derniers ont exprimé à la fois leurs craintes mais aussi leurs espoirs de voir un jour la paix s’installer dans la vallée. Les autorités afghanes ont réaffirmé leur détermination à assurer la sécurité, préalable indispensable au développement.


Pour sa part, le colonel Perrin, commandant le bataillon français, a tenu à souligner la portée d’une telle opération. Il a rappelé que ses hommes sont pleinement impliqués dans la sécurisation du district de Surobi, par la force si nécessaire, mais que le but est bien de permettre aux Afghans de prendre leur destin en main. Il a également confirmé la volonté de la FIAS de contribuer au désenclavement et au développement de cette zone difficile d’accès, sous réserve de l’établissement d’un dialogue durable et d’une confiance mutuelle.


À l’issue de cette importante shura, l’ANA a procédé à la distribution de fournitures scolaires et de vêtements pour les plus démunis, afin de leur permettre d’affronter l’hiver désormais proche.


Combinant avec succès les missions principales de l’ISAF, à savoir la sécurité et l’assistance, cette opération illustre la capacité croissante de l’armée nationale afghane à mener des actions de grande ampleur et facilitera à terme le transfert de cette zone de responsabilité aux forces de sécurités locales. Elle s’inscrit également dans le processus d’enregistrement des électeurs en RCC, qui a commencé le 05 novembre et s’achèvera le 05 décembre 2008, première étape de la préparation des élections présidentielles programmées en 2009.

mardi 11 novembre 2008

Tir au canon de 155 mm howitzer contre une cible à l'est de l'Afghanistan.


L'obusier est servi par les parachutistes de 2ème Batallion, du 321e Régiment d'Artillerie Aéroporté et les artilleurs du 1e Bataillon portoricain de la guarde nationale du 162ème Régiment d'Artillerie.

L’adaptation des équipements au durcissement des engagements

Déterminé à partir des retours d’expérience depuis plusieurs mois, notamment ceux des OMLT (operational mentoring and liaison teams), l’équipement individuel et collectif des soldats de l'armée de Terre en Afghanistan a fait un bond qualitatif et quantitatif important depuis juillet 2008. Il s’agit avant tout de faire face au durcissement des conditions d’engagement. Point de situation à la mi-octobre.

En matière de protection individuelle du combattant :
- la totalité des OMLT, le bataillon français (BATFRA) et le groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa sont désormais dotés de gilets pare-balle de nouvelle génération, offrant une meilleure protection (classe 4) et plus ergonomiques ;
- des treillis de combat de type FELIN et des chaussures de trekking ont été perçus par la totalité des unités d’infanterie, de blindés, du génie et d’artillerie ;
- des protections auditives Sonic Defender, des masques de protection UV / balistique, des genouillères, coudières, gants de combat protègent désormais la totalité des troupes engagées sur le théâtre ;
- des musettes de combat assorties d’un système d’hydratation ont été distribuées aux OMLT et au GTIA Kapisa.


De nouvelles livraisons sont attendues dans les semaines à venir pour compléter certains paquetages.

Par ailleurs, le déploiement de capacités complémentaires est en cours d’achèvement sur le théâtre :
- un hélicoptère de type Caracal, en renfort des deux autres déjà déployés, est opérationnel depuis le début du mois d’octobre ;
- deux hélicoptères Gazelle de type Viviane à vocation renseignement, équipés de missiles HOT ont été déployés ; ils effectueront leurs premières missions dans le courant du mois d’octobre ;
- les drones d’observation de type SDTI ont été déployés et débuteront leur mission avant la fin du mois d’octobre. Ces appareils très souples d’emploi sont déjà mis en œuvre par des troupes canadiennes de la force internationale d'assitance à la sécurité (FIAS) depuis 2 ans à Kandahar ; - deux pièces de mortier de 120 mm supplémentaires sont à pied d’œuvre ;
- des moyens complémentaires de renseignement ont été mis en place.

Enfin, suite à des commandes passées au 1er semestre 2008, des camions blindés à vocation logistique sont attendus pour novembre, tandis que les premiers véhicules de l’avant blindé ont déjà été équipés en France de tourelleaux téléopérés armés de mitrailleuses de 12,7 mm. Leur déploiement devrait être achevé en mars 2009.

dimanche 9 novembre 2008

Tir de roquette – le BATFRA soigne les blessés

Le 5 novembre au matin, une roquette s’est abattue sur une maison à proximité du camp de Warehouse (Kaboul), dans lequel sont notamment implantés l’état – major du Regional Command Capital (RC–C), et la majeure partie du bataillon français (BATFRA). L’explosion a tué trois Afghans, dont un enfant, et en a blessé trois autres.

La roquette a été lancée vers 06h00 du matin, d’une provenance non déterminée. Peu après, des spécialistes français se sont dirigés sur les lieux de l’explosion, à environ 600 mètres du camp, tandis que quatre civils afghans parvenaient à l’entrée du camp pour y recevoir des soins. Le groupe médico – chirurgical français a aussitôt pris en charge les blessés. Malgré tous leurs efforts, l’un d’entre eux n’a pu être sauvé. Trois blessés sont toujours en observation.

Bien que peu fréquents dans Kaboul, les attentats et attaques menés par les insurgés occasionnent la plupart du temps des victimes parmi les civils. Le 11 août, un véhicule suicide lancé sur un convoi de l’ISAF à proximité du camp de Warehouse avait tué un soldat et en avait blessé un autre, alors que 9 civils afghans avaient également été victimes de l’explosion.

lundi 3 novembre 2008

La France en Afghanistan

Vidéo envoyée par Spartan-92

La France est présente sur le sol Afghan depuis 2002, mais avait déployé des Mirage III dès octobre 2001 en appui des avions américains.

Nous disposons actuellement de 3300 soldats en Afghanistan, nous formons l'ANA (l'Armée Nationale Afghane) dans le cadre des OMLT dans le Sud afghan. La France aligne 6 appareils sur place à Kandahar qui tous les jours appuient les troupes dans le Sud à coup de GBU et autre passe-canon. La France participe également à la TF-150 au large des côtes, avec quelques navires déployés.

dimanche 2 novembre 2008

Le GTIA Kapisa engage le combat contre une vingtaine d’insurgés

Mercredi 29 octobre 2008, lors d’une opération de reconnaissance destinée à déceler d’éventuelles caches d’armes, une compagnie du GTIA Kapisa observe vers 09h00 deux groupes d’insurgés armés, soit en tout une vingtaine de personnes.
La compagnie française engage rapidement le combat, à environ 6 kilomètres au sud-est de la FOB NIJRAB, près du village de Kora. Elle est renforcée par 2 sections d'alerte et des hélicoptères KIOWA américains du Regional Command Est.
Les combats cessent vers 17h00. Au cours de l’action, trois militaires français sont légèrement blessés. Le bilan provisoire des pertes pour les insurgés est d'au moins 4 tués.
La vallée de la Kapisa constitue une voie stratégique qui permet de contourner Kaboul pour rejoindre la région de Bagram.
Depuis son déploiement en juillet dernier, le GTIA Kapisa contrôle cette zone, privant ainsi les insurgés de leur liberté de mouvement sur un axe logistique majeur.

Opération conjointe en vallée de Tizin

Les 29 et 30 octobre 2008, le bataillon français (BATFRA) du Regional Command Capital (RCC), a conduit avec l’armée nationale afghane (ANA) une opération conjointe, baptisée " SABRE ", en vallée de Tizin, dans le sud–ouest du district de Surobi.


Destinée à entretenir les liens tissés avec les villages du secteur, cette opération entendait également démontrer la capacité et la détermination de la force à se déployer partout sans entraves. Très encaissée, longue et dominée par des sommets culminant à plus de 2 200 mètres, la vallée est réputée être un lieu de passage pour les insurgés.
Près de 400 Français et Afghans ont été engagés. Peu avant l’aube, après un héliportage sur les hauteurs et la mise en place d’appuis, les troupes ont emprunté l’unique piste menant au village, au fond de la vallée, tandis que deux hélicoptères CARACAL et une GAZELLE assuraient la surveillance aérienne de la zone.



Parvenus au village de Tizin–e–Khas, le chef de corps du BATFRA, le colonel Perrin, et ses hommes ont pris contact avec les autorités locales et la population, en compagnie des soldats afghans.


Après le traditionnel thé de bienvenue, plusieurs actions civilo – militaires ont été conduites au profit des villageois de Tizin-e-Kaz et du village voisin de Mollakheyl.
Des équipes médicales militaires ont réalisé près de 100 consultations et recomplété la pharmacie du dispensaire de Tizin – e – Khas, pratiquement dépourvu de tout médicament. 500 kits scolaires ont également été distribués aux élèves des écoles, ainsi que des sacs d’écolier, des trousses et des cerfs-volants.


Les chaleureux échanges ont permis de répondre aux attentes de la population en matière de sécurité et d’assistance à la vie locale. Les militaires français et afghans ont pu également préciser les besoins des villageois avant la venue de l’hiver, qui rend la piste quasi – impraticable et isole les habitants.


Cette opération s’inscrivait dans le cadre de la mission générale de contrôle de zone dévolue au RCC, et de la préparation du transfert ultérieur de la responsabilité principale de la sécurité aux forces afghanes.

La base Morales-Frazier en Kapisa

La base Morales-Frazier fut baptisée ainsi du nom d'un soldat américain tombé sur cette terre.
Au survol de cette zone entourée de collines, voire de montagnes, grises et ocre jaune, la première image qui vous saute à l'esprit puise sa référence dans Mad max II : cette citée perdue au milieu de nulle part, inondée d'un énorme nuage de poussière à la moindre arrivée d'un engin motorisé, et dont le déplacement ressemble à celui des effets d'une bombe. Lorsque le premier pied se pose, l'on songe alors à celui de Neil Amstrong sur la lune… sauf que la lune, elle pointe dans votre dos, énorme, pleine et entière, illuminant déjà le camp qui s'offre à vos yeux aux côtés d'un soleil qui pèse encore ses 40°. Autour, les montagnes culminent à 4.500 m. En bas, 1. 700 m environ, à moins de 10km du camp, trois vallées, dont dit-on, infestée de «rebelles».
« Bienvenue à « Moon dust» («Poussières de Lune »).
Dans ce lieu de la zone sud Est d'Afghanistan, vivennent plus de 600 militaires du 8e RPIMa de Castres, au fort de Nijrab et dans un autre, district de Tagab. Le GTIA (Groupement tactique interarmes) de l'Est région de Kapisa n'est plus sous commandement américain depuis le 18 juillet. La Task Force Kapisa, constitué du bataillon supplémentaire français voulu par le Président de la République (le 3 avril dernier au sommet des chefs d'États de l'Otan à Bucarest) est désormais en charge de la province.
Avec son PC, dirigé par le colonel Jacques Aragones (chef de corps du « 8 »), le Groupement tactique interarmes s'est déplacé depuis Bagram jusqu'à la « Forward operating base » (FOB) dans le district de Nirjarb. Il y a retrouvé la compagnie d'éclairage et d'appui du 8e Para de marine et un détachement du génie (de Montauban) qui travaillaient depuis plusieurs semaines sur les infrastructures et la logistique.


Quelque 80 tentes sont installées aux abords immédiats du cœur du dispositif. Pour passer de l'un à l'autre, l'on emprunte le « boulevard de la poussière », ainsi que l'ont surnommé les légionnaires présents. « Je ne tape plus mes sacs tellement ils sont remplis de poussières», lâche l'adjudant Cyril Vilman.

640 soldats du 27ème BCA partiront en Afghanistan : les explications aux familles

Un rendez-vous solennel, à la mesure de la tâche qui attend les hommes du 27e BCA et sans doute - même si elle n'est guère exprimée - de l'inquiétude de leurs proches, forcément marqués par la mort de 10 soldats français le 18 août dernier.

Le 19 octobre 2008 a eu lieu, au siège du bataillon haut-savoyard, une réunion d'information pour les familles, avant le départ pour l'Afghanistan où près de 700 chasseurs alpins annéciens vont être "projetés", selon la terminologie militaire, pour une mission de 6 mois. Y assistaient le préfet, les députés Bernard Accoyer et Lionel Tardy, ainsi que les maires d'Annecy, Seynod et Cran-Gevrier.


Les hommes du 27e BCA seront installés dans deux camps, dans la vallée de la Kapisa

Le colonel Le Nen, chef de corps du bataillon, a présenté la mission et évoqué les aspects pratiques du séjour de ses hommes. Tout juste de retour d'Afghanistan où il est resté 10 jours, l'officier a montré aux familles des images fraîches des deux bases militaires où seront installés les soldats.Toutes deux se situent dans la vallée de la Kapisa au nord-est de Kaboul, longue de 57 km et large de 60, bordée de sommets qui culminent à 4500 mètres d'altitude. «On sera exactement dans notre coeur de métier, la montagne», a souligné le colonel Le Nen.

«Très verte» et ressemblant «un peu au bocage normand» avant l'hiver, cette vallée sera, au moment du séjour des Alpins, recouverte de neige.

Les deux bases du 27e BCA se trouvent dans deux villages, Tagab et Nijra.

La mission ? «Du contrôle de zone et des opérations de ratissage» consistant à «capturer ou détruire l'ennemi qui s'y dévoile.»

La "task force tiger", ainsi baptisée par référence au tigre qui orne l'insigne du bataillon, sera incluse dans le commandement de la région Est dirigé par l'armée américaine.

Un gage de sécurité selon le colonel Le Nen, «car l'on bénéficiera d'appuis exceptionnels.» En outre, les camps français sont à 10 minutes d'une base aérienne, ce qui n'était pas le cas pour les soldats français tués il y a deux mois.

En ce moment, la situation est très calme, je n'ai pas entendu un coup de feu en dix jours», a insisté le chef de corps, en soulignant que même si «l'on est en situation de guerre, on ne fait pas n'importe quoi : toutes les opérations sont planifiées très à l'avance.»

Ses propos auront-ils rassuré complètement les familles ?

Difficile de connaître les sentiments de ces dernières. La plupart se cantonnent au discours stéréotypé, «il doit y aller, c'est son métier.» Il faut dire qu'elles ont été invitées à se méfier des journalistes, soupçonnés de vouloir «faire du sensationnel»...

Le traumatisme du 18 août est encore présent, y compris pour l'institution.

Seule, à l'extérieur de la salle, la mère d'un soldat venue des Alpes-Maritimes, exprimait ouvertement (mais anonymement) sa peur et son opposition à la mission à laquelle va participer son fils de 20 ans : «Cette guerre n'est pas la bonne. Ce sont nos jeunes qui vont là-bas et ce n'est pas acceptable. Si mon fils meurt, je vous dis qu'on ne l'enterrera pas aux Champs-Élysées et qu'on m'entendra !»


REPÈRES

QUI PART QUAND ?
240 soldats partiront le 19 novembre, 215 autres le 28 novembre et les 185 derniers le 8 décembre. Ils seront inclus dans une coalition à laquelle participent 39 pays dont 24 de l'Union européenne, et 48 400 soldats au total dont 18 000 Américains et 2 900 Français.

LES CAMPS
«C'est un peu Fort Saganne», selon le colonel Le Nen. Entourés par un mur de protection en terre recouvert de tissu, ils disposent des commodités essentielles. Les soldats séjourneront sous des tentes aménagées et «mises en condition d'hivernage», c'est à dire recouvertes de laine de roche et de bois et chauffées. On s'en doutait un peu, ce n'est pas le rhume que les hommes du 27 redouteront le plus là-bas.

LES CONTACTS AVEC LES FAMILLES
Outre le courrier (10 jours pour l'acheminement) et le téléphone portable (l'Afghanistan n'est nullement arriéré dans ce domaine), les soldats pourront communiquer avec leurs proches par courrier électronique. Les deux camps ont été équipées d'ordinateurs avec connection internet et webcams.

LA PRISE EN CHARGE DES FAMILLES
A opération exceptionnelle, prise en charge attentive. Le bataillon a programmé une conférence-débat sur la "gestion du départ du conjoint" et organisera un repas des épouses, un dimanche par mois.

Vigilance maximum pour les soldats français

La section progresse en colonne dans le lit d'une rivière asséchée, l'oeil aux aguets et les armes pointées sur les champs alentour: les renforts français de Kapisa ont mené vendredi 24 octobre 2008 une opération de "contrôle de zone" en vallée d'Afghania.

"On s'attend à être pris à partie à tout moment", glisse le caporal-chef Claude X. tandis que les soldats s'enfoncent à pas de loup dans cette vallée pachtoune de l'est de l'Afghanistan, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul.

Pas question de s'y aventurer "la fleur au fusil", ceux d'en face "combattent de la même manière et c'est le plus compétent qui s'en sort le mieux", enchaîne le soldat du 8e RPIMa (8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine).


Soldats français du 8e RPIMA en patrouille dans les environs de Nirjab
le 24 octobre 2008

Commandant de l'opération, l'adjudant Arnaud X. complète, entre deux ordres: "Il est très difficile de faire la différence entre paysans et insurgés; ici, un jour on peut être paysan et le lendemain porter une arme".

Tandis que la section "Blanc 4" se déploie en ligne aux abords d'un hameau, les habitants semblent l'ignorer, poursuivant les travaux des champs comme si de rien n'était. Mais un homme part en courant et met en alerte les soldats.

L'objectif est une maison aux murs de torchis, véritables remparts à l'épreuve des balles.

Selon des renseignements recueillis auprès de la population, un insurgé pourrait s'y cacher et y fabriquer des "engins explosifs improvisés", ces mines artisanales disposés le long des routes empruntées par les convois de la coalition internationale.

La maison est investie en douceur mais la tension est à son comble. D'un geste rapide, les soldats braquent leurs armes munies de torches lumineuses sur les recoins sombres, se couvrant mutuellement. Les femmes et les enfants sont réunis calmement dans une pièce tandis que la fouille commence.

Soldats français du 8e RPIMA fouillant une maison

Le tout se fait en présence d'un policier afghan, garant de la légalité, et de Tim, un conseiller américain incorporé dans les renforts français déployés cet été en Kapisa.

"On fait vraiment attention à tout pour que l'armée française ait une bonne image", assure l'adjudant Arnaud X. "On n'enfonce pas les portes, on demande si on peut rentrer et on respecte les femmes que l'on ne va pas voir".

La fouille est confiée à une équipe du génie. Elle s'effectue rapidement à l'aide d'une simple sonde et de détecteurs de métaux. Les tentures sont soulevées, la paille retournée mais rien n'est dérangé.


A l'extérieur, les soldats ont établi un périmètre de sécurité, scrutant bosquets, talus et haies à la recherche de la moindre attitude suspecte.

Quatre maisons ont été fouillées vendredi, sans aucun indice de la présence d'insurgés, d'armes de guerre ou d'explosifs.
La veille, une autre compagnie du 8e RPIMa avait fait carton plein non loin de là, dans la vallée de Bedraou. Après avoir trouvé armes et munitions dans une maison suspecte, les soldats ont découvert six caches aux alentours.

Butin : un canon de 82 mm avec dix obus, une douzaine de roquettes, du matériel de fabrication d'engins explosifs (composants électroniques, piles, munitions), une Kalachnikov... Pas d'interpellation cependant, les occupants des lieux s'étaient éclipsés avant l'arrivée des Français.
De sa patrouille en vallée d'Afghania vendredi, "Blanc 4" ramènera un suspect. L'homme avait sur lui trois téléphones portables, des appareils susceptibles de déclencher à distance des mines artisanales. Interrogé par le renseignement militaire français, il a été relâché samedi matin.

Pour le patron des renforts français, "il faut être imprévisible"

S'il avait une leçon à tirer de quatre mois d'engagement des renforts français en Afghanistan, le colonel Jacques Aragonès retiendrait celle-ci : face à des talibans enclins à "tirer parti du moindre défaut dans la cuirasse, il faut être imprévisible".

"Nous changeons sans arrêt de schémas, l'itinéraire de nos patrouilles, nos horaires, nos stationnements, nos appuis", explique le commandant des 700 soldats français dépêchés en renfort cet été en Kapisa, une province de l'est du pays.